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Licence sciences de l'éducation : étudier les apprentissages

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Licence sciences de l'éducation : étudier les apprentissages

Le diplôme de licence sciences de l’éducation se prépare en trois ans à l’université et mène au niveau bac+3. Le cursus explore comment un enfant apprend à lire ou un adulte se forme, les institutions qui éduquent et les métiers qui en vivent. Les bacheliers y entrent en première année, d’autres candidats en deuxième ou troisième année après validation de leurs études.

Ce que les sciences de l’éducation étudient vraiment

Pourquoi tel enfant entre-t-il sans peine dans la lecture quand son voisin de classe bute sur les mêmes syllabes ? Que change un jeu sur tablette à la façon de mémoriser une table de multiplication ? Ces questions, que bien des parents se posent le soir, forment le cœur de la discipline. Elle croise psychologie, sociologie, histoire et philosophie pour comprendre comment les apprentissages se construisent, comment les institutions les organisent et ce qui change selon les publics, du tout-petit à l’adulte en reconversion.

La fiche nationale RNCP38185, publiée par France compétences, résume l’ambition du diplôme dans une formule : « décrire un fait éducatif dans son contexte institutionnel, territorial, historique, politique, économique et culturel ». Une méthode de lecture, une sortie scolaire ou une session de formation en entreprise deviennent alors des objets d’analyse. Les étapes de l’entrée dans l’écrit, par exemple, se relisent autrement après un semestre de psychologie du développement.

Qui choisit cette licence, et pour quel projet

Les profils se ressemblent moins qu’il n’y paraît. Une partie des étudiants arrive du lycée avec l’envie d’enseigner, d’autant que le concours de professeur des écoles se passe désormais en fin de licence. D’autres viennent du terrain : animateurs périscolaires, assistants d’éducation, professionnels de la petite enfance qui veulent mettre des mots sur ce qu’ils observent chaque jour.

Les adultes en reprise d’études forment le troisième groupe : parents investis dans l’aide aux devoirs ou dans une association, salariés tentés par la formation d’adultes, curieux du numérique éducatif. Leur expérience nourrit les cours. Tous partagent, ou devront acquérir, le goût de l’écrit : vous lirez des travaux de recherche, vous argumenterez, vous rédigerez des dossiers.

Licence sciences de l’éducation : où la suivre et comment y entrer

Le diplôme relève de l’université. Dans le répertoire national tenu par France compétences, la fiche RNCP38185, enregistrée de droit au niveau 6 jusqu’à la fin de l’année 2028, compte une trentaine d’universités parmi ses certificateurs, de l’Hexagone à la Corse et aux Antilles. Le cursus se déroule dans une composante de sciences humaines, et son organisation varie selon l’université, du choix des parcours au moment où ils commencent.

Diplomeo, plateforme d’orientation vers l’enseignement supérieur, recense ces établissements dans sa fiche formation sur cette licence : vous pouvez y en savoir plus sur les universités qui la délivrent grâce au résumé de leur formation, puis lire le contenu des trois années, les voies d’entrée selon votre niveau d’études et les poursuites envisageables. Pour un lycéen qui prépare ses vœux comme pour un adulte qui revient vers l’université après des années de terrain, cette lecture transforme une liste de noms en choix argumentés.

Gardez ensuite trois critères en tête pour départager deux universités : les parcours ouverts en fin de cursus, de l’enseignement du premier degré à la formation d’adultes, la place des stages dans la maquette, et la possibilité de suivre les cours à distance si votre emploi du temps est déjà chargé. Notez aussi les dates de dépôt des dossiers, propres à chaque établissement.

En première année, la procédure nationale de préinscription

Le Code de l’éducation, en son article L612-3, donne accès au premier cycle à quiconque détient le baccalauréat, ainsi qu’aux personnes qui en ont obtenu l’équivalence ou la dispense. L’inscription dans une université publique passe par la procédure nationale de préinscription, la plateforme Parcoursup, où chaque formation présente ses caractéristiques selon un cadrage national. Quand les candidatures excèdent les places, l’université retient les dossiers d’après la cohérence entre votre projet, vos acquis et la formation. Elle peut enfin assortir son accord d’un parcours aménagé ou d’un module de remise à niveau : c’est la réponse « oui si ».

En deuxième ou troisième année, la validation des études

Un titulaire de BTS, de BUT ou d’une autre licence peut demander à entrer directement en cours de cursus. Les articles D613-38 et suivants du Code de l’éducation organisent la validation des études, des expériences professionnelles et des acquis personnels pour accéder à un niveau donné. Chaque université sollicitée reçoit son propre dossier et arrête, pour chaque rentrée, les pièces demandées et l’échéance. Sans baccalauréat, deux conditions s’ajoutent : avoir interrompu ses études initiales depuis deux ans au moins et avoir vingt ans au moins à la reprise.

Alternance, formation continue, VAE

Outre le parcours étudiant classique, la fiche RNCP38185 mentionne l’alternance, sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, la reprise d’études en formation continue et la VAE. Chaque université précise les voies qu’elle ouvre réellement, en particulier pour l’alternance.

Banc en bois dans un couloir de faculté lumineux, une veste pliée et une gourde posées dessus

Trois années entre psychologie, sociologie et terrain

Le niveau licence correspond à 180 crédits européens, selon l’article D611-2 du Code de l’éducation, qui compte aussi les stages, projets et mémoires dans la charge de travail. Les deux premières années posent les fondamentaux : psychologie du développement et des apprentissages, sociologie de l’école et des inégalités, histoire et philosophie de l’éducation, politiques éducatives, initiation aux méthodes d’enquête.

La fiche RNCP38185 découpe le diplôme en huit blocs de compétences, que chaque université traduit en cours :

  • les outils numériques de référence et l’exploitation de données à des fins d’analyse ;
  • l’expression écrite et orale, en français comme en langue étrangère ;
  • le positionnement face à un champ professionnel et l’action en responsabilité au sein d’une organisation ;
  • l’analyse de questionnements et de situations-problèmes à caractère éducatif ;
  • l’usage et le partage de démarches et d’outils éducatifs ;
  • la communication et la co-construction des savoirs de l’éducation et de la formation.

Des stages pour confronter la théorie au terrain

Les maquettes prévoient des stages ou des périodes d’observation, dans une école, une crèche, une association, un accueil de loisirs ou un organisme de formation selon le parcours choisi. Pour un étudiant attiré par la petite enfance, l’exercice consiste à regarder un temps d’accueil ou une séance de motricité avec les concepts du cours en tête, puis à en tirer un dossier écrit. Durée et calendrier varient selon l’université : sa maquette les précise.

Le numérique éducatif, objet d’étude et outil

Deux blocs de la fiche touchent directement aux sujets de ce site : l’usage des outils numériques et la maîtrise de démarches et d’outils éducatifs. En cours, un logiciel d’apprentissage devient un objet à analyser : quelle théorie de l’apprentissage le porte, quel retour donne-t-il à l’élève, que mesure-t-il vraiment ? Savoir expliquer ce qui distingue un jeu pédagogique d’un simple divertissement fait partie de ce que la licence entraîne à faire.

En dernière année, les parcours se spécialisent selon les universités : enseignement, formation des adultes, éducation inclusive, intervention sociale. Ce choix pèse davantage sur la suite que l’intitulé du diplôme.

Salle de motricité d’une crèche avec des modules en mousse pastel posés sur des tapis de sol

Après la licence : former, animer, concevoir, poursuivre

La fiche RNCP38185 décrit quatre champs d’intervention : l’éducation, la formation et les ressources humaines, l’animation, le travail social. Elle cite parmi les emplois accessibles le médiateur associatif, l’animateur de réseau, le chargé de mission, le formateur pour adultes, le conseiller en orientation et le chargé d’ingénierie pédagogique. Les codes métiers rattachés au diplôme ajoutent l’animation de loisirs pour enfants et adolescents, l’enseignement à l’école maternelle et élémentaire, ainsi que le développement des ressources humaines.

Le formateur conçoit aussi des modules en ligne, et savoir animer une formation à distance s’apprend dès les stages.

Pour les tout-petits, une précision s’impose. Le diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants, enregistré lui aussi au niveau 6 sous la fiche RNCP41745, reste un titre distinct, avec sa propre formation : la licence ne le remplace pas. Elle apporte en revanche une culture solide sur le développement de l’enfant, utile pour coordonner un projet éducatif, concevoir des ressources ou former les professionnels de l’accueil.

Petit bureau de conseil avec deux fauteuils face à face autour d’une table basse ronde

Les masters qui prolongent le cursus

Le master valide 120 crédits européens au-delà de la licence, en deux années (article D612-36-1 du Code de l’éducation). Les universités peuvent fixer des capacités d’accueil en première année et recruter sur dossier, par une plateforme nationale de candidature (articles L612-6 et D612-36-2). Les masters de sciences de l’éducation mènent vers la recherche, la conception de dispositifs de formation ou la conduite de projets éducatifs.

Côté MEEF, la foire aux questions ministérielle sur la réforme, mise à jour en octobre 2026, distingue les mentions : celle qui porte sur les pratiques et l’ingénierie de la formation continue d’exister, tandis que les mentions premier degré, second degré et encadrement éducatif n’acceptent plus de nouveaux inscrits en première année depuis la rentrée 2026.

Diplomeo, la plateforme derrière la fiche

Diplomeo se présente, sur sa page LinkedIn officielle, comme une plateforme qui oriente les candidats vers les formations du supérieur, installée à Paris et rattachée au groupe HelloWork, dont elle constitue une marque. Son contenu s’organise autour des fiches de diplômes, des écoles et établissements, et des admissions. Appliqué à cette licence, ce découpage devient un outil de comparaison : d’un côté les universités qui délivrent la mention, chacune résumée en quelques lignes, de l’autre le programme, les voies d’entrée selon le niveau d’études et les suites possibles. Pour un futur étudiant, l’intérêt consiste à mettre deux campus en regard sur les mêmes critères. La délivrance du diplôme et l’examen des candidatures restent l’affaire des universités habilitées.

Devenir professeur des écoles après cette licence : ce que change la réforme

Le concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE) a changé de place dans les études. Selon la page sur le CRPE de devenirenseignant.gouv.fr, site du ministère chargé de l’Éducation nationale mis à jour en octobre 2026, le concours externe s’adresse depuis la session 2026 aux étudiants de troisième année de licence comme aux titulaires d’une licence. Pendant deux ans, une session de niveau bac+5 reste ouverte au bénéfice de ceux qui ont commencé un master. Le concours bac+3 comporte deux épreuves écrites d’admissibilité, puis deux épreuves orales d’admission.

Les lauréats entrent ensuite en master enseignement et éducation (M2E), un cursus rémunéré de deux ans : élèves fonctionnaires la première année, puis fonctionnaires stagiaires qui enseignent à mi-temps la seconde, d’après la foire aux questions ministérielle sur la réforme.

Toute licence donne le droit de concourir. Le ministère recommande toutefois la licence professorat des écoles, ouverte aux bacheliers depuis la rentrée 2026 avec au moins dix semaines de stage en école, ou un cursus assorti d’un parcours « enseignant ». Si vous optez pour les sciences de l’éducation, vérifiez que votre université offre un parcours premier degré ou des modules de préparation au concours, et choisissez vos stages en conséquence.

Ce que les étudiants demandent sur cette licence

Où préparer la licence mention sciences de l’éducation et de la formation et quelles sont les conditions d’admission ?

La licence se prépare dans les universités publiques habilitées : la fiche nationale tenue par France compétences en recense une trentaine, en métropole comme outre-mer. En première année, l’entrée passe par la procédure nationale de préinscription Parcoursup, ouverte aux bacheliers et aux titulaires d’un titre reconnu équivalent. En deuxième ou troisième année, l’université examine une demande de validation des études ou de l’expérience. Diplomeo recense dans sa fiche formation les établissements qui délivrent cette mention, avec leurs conditions d’entrée.

Faut-il un bac particulier pour entrer en licence sciences de l’éducation ?

Non. Le Code de l’éducation n’impose ni voie ni spécialité : le premier cycle universitaire accueille tout bachelier, ainsi que les personnes qui ont obtenu une équivalence ou une dispense. Lorsque les places manquent, l’université examine la cohérence entre le projet du candidat et la formation : une bonne aisance à l’écrit, un intérêt argumenté pour l’éducation et une expérience auprès de jeunes publics, en animation par exemple, donnent alors du poids au dossier.

Une licence en sciences de l’éducation prépare-t-elle au concours de professeur des écoles ?

Elle peut y conduire, sans en avoir l’exclusivité. Depuis la session 2026, le concours externe de professeur des écoles accueille les étudiants de dernière année de licence, quelle que soit leur discipline. Le ministère de l’Éducation nationale recommande de préférence la licence professorat des écoles, ou à défaut un cursus doté d’un parcours enseignant. Si vous choisissez les sciences de l’éducation, privilégiez une université qui propose un parcours tourné vers le premier degré et des stages en école.

Quels métiers exercer avec un diplôme de sciences de l’éducation ?

La fiche nationale du diplôme cite le formateur pour adultes, le médiateur associatif, le conseiller en orientation, l’animateur de réseau, le chargé de mission et le chargé d’ingénierie pédagogique. Les champs couverts vont de l’éducation à l’animation, de la formation en entreprise au travail social. Le parcours de dernière année et les stages orientent vers l’un ou l’autre de ces univers. Certains métiers, comme éducateur de jeunes enfants ou professeur des écoles, demandent en plus un diplôme d’État ou la réussite à un concours.